• Exposition: Les Armes de la Capitale

Les Armes de la Capitale - Glossaire à l’intention du visiteur

Glossaire à l’intention du visiteur

Sources :

B-A BA de l’héraldique : https://sites.google.com/site/lheraldique/b-a--ba-de-l-heraldique

Cours d’introduction à l’héraldique : https://siegburg-helzonie.forumgaming.fr/t60-

Encyclopédie Universalis : https://www.universalis.fr/encyclopedie/heraldique/

Héraldique, les éléments généraux du blason : http://guy.joly1.free.fr/heraldique_elements_generaux_du_blason.html

Hérault d’armes : http://leherautdarmes.chez.com

ARMES : Composition de différents éléments héraldiques dans un écu.

ARMOIRIES : Les armoiries sont des emblèmes en couleurs, propres à une famille, à une communauté ou, plus rarement, à un individu, et soumis dans leur disposition et dans leur forme à des règles spéciales qui sont celles du blason. On compte ordinairement neuf sortes d'armoiries. On peut citer : les armoiries de souveraineté (celles que portent les rois ou empereurs); les armoiries de communauté (celles des archevêchés, villes, sociétés, corporations, etc.) ; les armoiries de famille : celles qui lui sont propres et la distinguent.

Les armoiries se composent de quatre parties distinctes :

  1. L'écusson ou écu, c'est le champ où figurent les emblèmes
  2. les émaux ou couleurs, dont on revêt les charges et l'écu lui-même
  3. les charges ou figures dont on couvre l'écu
  4. les ornements, qui sont les couronnes, manteaux, et dont surmonte ou entoure les écussons

Elles obéissent à des règles de composition, peu nombreuses mais permanentes et contraignantes. À l'intérieur de l'écu (dont la forme peut être variable), les figures et les couleurs ne peuvent pas être employées ni associées n'importe comment.

ARMORIAL : Collection d'armes (composition dans un écu) ou d'armoiries (l'écu et ses ornements extérieurs), l'armorial est composé de descriptions ou de représentations ou encore des deux à la fois, avec l'avantage de préciser des détails ou des figures difficiles, mais avec la possibilité de disparités entre description et représentation. Les descriptions sont écrites en des textes très secs et archaïques, (dans une langue spéciale venant du français et de l'anglo-normand, modèle de tous les langages héraldiques du monde. Les armoriaux sont le fruit de longues recherches à tendance encyclopédique sur une région, une nation, ou tout ce qu'un héraut a pu collecter au cours de sa vie itinérante à travers l'Europe. (Encyclopédie Universalis)

BLASON : Le blason, par son origine guerrière d’identification, est un système de signes construit selon des contingences de lisibilité dont les couleurs franches et la stylisation des figures sont les principaux atouts. Ses règles efficaces lui ont fait passer les âges et inspirent encore l’emblématique moderne (drapeaux nationaux, signalisation routière, sigles). Elles sont à la fois souples et rigoureuses et se développent autour de deux éléments, les couleurs et les figures s’inscrivant dans un périmètre dénommé " écu ".

La principale règle du blason concerne les couleurs. Celles-ci n'existent qu'en nombre limité et portent (en français) des noms particuliers qui soulignent leur caractère abstrait, conceptuel :

  • Or -(jaune)
  • Argent - (blanc)
  • Gueules - (rouge)
  • Sable - (noir)
  • Azur - (bleu)
  • Sinople - (vert)
  • Pourpre - (violet-gris)
Ces couleurs ne peuvent pas s'employer indifféremment. Le blason, en effet, répartit ces sept couleurs en deux groupes : dans le premier sont rangés l'or et l'argent (les émaux) ; dans le second, le gueules, le sable, l'azur, le sinople et le pourpre. La règle interdit de superposer ou de juxtaposer deux couleurs appartenant au même groupe.

Cette règle fondamentale existe dès l'apparition des armoiries, c'est-à-dire dès le début du XIIe siècle. On suppose qu'elle a été empruntée aux bannières (dont l'influence sur les premières armoiries a été considérable) et qu'elle est liée à la fois à des questions de visibilité et à des questions de symbolique des couleurs [...] https://www.universalis.fr/encyclopedie/heraldique/2-les-regles-du-blason/

BLASONNEMENT : C'est l'art de décrire des armoiries en langage héraldique.

CHAMP : C’est la partie de l'écusson ou écu où figurent les emblèmes.

CHARGE : Les charges héraldiques, qui sont formées de divers signes de convention tracé sur l'écu, se subdivisent en pièces honorable et de second ordre. On distingue également les charges naturelles, charges artificielles, et charges chimériques.

  • Les charges naturelles sont l'image de tous les corps qui appartiennent à la création, comme les astres, les éléments, les hommes, les plantes et les animaux.
  • Les charges artificielles sont celles qui représentent l'ouvrage des hommes, ainsi que les monuments d'architecture, les armes et les instruments des arts et de l'industrie.
  • Les charges chimériques représentent les personnages mythiques ou mythologiques.

COURONNE : Le seul véritable signe distinctif des titres de noblesse est la couronne. On en trouve de nombreux types selon les pays d'origine.

La couronne présente différentes formes, faisant varier le nombre de fleurons, suivant la hiérarchie nobiliaire. Cependant, la codification des couronnes est restée artificielle et n'a jamais été strictement observée. Le meuble utilisé sur un blason est normalement bien plus stylisé. Ornement extérieur de l'écu — Wikipédia (wikipedia.org)

Une ville porte la couronne de son rang ou en lien avec sa spécificité. Ainsi la capitale d'un empire porte la couronne impériale, la capitale d’un royaume, la couronne royale.

DEVISE : La devise, disposée sur un listel, peut être ajoutée à tous les blasons, qu'ils soient nobles ou non. Elle se place en-dessous de l'écu alors que le cri de guerre (réservé au plus anciennes familles) se place quant à lui au-dessus de la composition héraldique.

DEXTRE : La gauche de l'écu se nomme « dextre », sa droite « sénestre ». Cette inversion vient du fait que l'écu est considéré non du point de vue du spectateur mais de celui du porteur qui tient le bouclier devant lui.

ÉCU : L’écu d’armes reste l’élément le plus significatif des armoiries. Devant lui chacun sait, sans être ni historien, ni généalogiste ou héraldiste, qu’il a affaire à des armoiries. Ceci est dû à sa forme caractéristique en triangle convexe posé pointe en bas évoquant le bouclier médiéval. Les proportions et la forme de l’écu héraldique évoluèrent suivant les adaptations du bouclier aux différentes techniques d’armement.

Les ornements extérieurs de l'écu sont appelés timbres. Ils sont de plusieurs sortes.

Les ornements extérieurs les plus anciens de l'écu sont le casque, ou heaume, et ses lambrequins (bandes de tissus colorées retombants de chaque côté de l'écu). Selon l'usage le casque à grille est réservé aux maisons nobles, les familles bourgeoises portant plutôt un heaume fermé.

Le heaume est placé directement au-dessus de l'écu. Par-dessus, il y a le volet ou lambrequin. Sur ce dernier trône un bourrelet ou tortil s'il s'agit d'un chevalier ou bien d'un gentilhomme et une couronne s'il s'agit d'un noble de plus haut rang. Il arrive aussi que ce soit un chapeau, une mitre ou une tiare qui soit placée là.

Au-dessus encore, ce trouve le cimier qui représente souvent un animal, parfois une fleur. Il peut aussi s'agir d'une plume. Au-dessus encore, se place le cri d'armes (ou cri de guerre) : phrase que crie le seigneur avant de se lancer à la charge. Tandis que la devise, elle, est située en dessous de l'écu. Les deux sont inscrits dans un listel ou une banderole.

Derrière le blason sont placés les colliers, qui témoigne des ordres et mérites, guirlandes de fleurs, insignes, souvent les médailles, et palmes.

Le manteau, qui est au dernier plan dépend de l'importance du porteur de blason et en reprend régulièrement la couronne. Il est souvent de revers rouge, bleu ou noir.

L'écu peut être tenu par différentes figures placées de part et d’autre :

  • Les tenants sont des anges ou des êtres humains (chevaliers, sauvages, etc.)
  • Les supports sont des animaux (lions, licornes, aigles, chevaux, etc.)
  • Les soutiens sont des arbres, plantes ou des objets inanimés.

https://siegburg-helzonie.forumgaming.fr/t60-cours-d-introduction-a-l-heraldique

HÉRALDIQUE : L'héraldique est la science historique qui a pour objet l'étude des armoiries.https://www.universalis.fr/encyclopedie/heraldique/

LISTEL : Ruban sur lequel figure une devise ou un cri de guerre.

MEUBLES : Nom héraldique des objets de tout sorte qui paraissent dans les armoiries. Ces figures peuvent être des humains, animaux, végétaux, minéraux, des figures célestes ainsi que des objets, armes et outils utilisés avant la Révolution Industrielle.

PIECES : Les pièces héraldiques sont des figures formées au moyen de lignes, comme le pal, la fasce, la bande, la barre, la croix, le chevron, la bordure, l'orle, le franc-quartier, le canton, etc.

Elles sont subdivisées en pièces honorables et pièces secondaires. Certaines des pièces honorables peuvent figurer en nombre dans l'écu, on parle alors de rebattements.

SENESTRE : La gauche de l'écu se nomme « dextre », sa droite « sénestre ». Cette inversion vient du fait que l'écu est considéré non du point de vue du spectateur mais de celui du porteur qui tient le bouclier devant lui

TENANTS : Les figures placées de chaque côté du blason se nomment tenants s'il s'agit d'êtres humains, supports si ce sont des animaux et soutiens dans le cas de plantes, arbres ou objets.

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