• Exposition: Les Armes de la Capitale
Louis André

HOMMAGE À LOUIS ANDRÉ (Marc Péan)

Par Docteur Marc Péan

Mesdames, Messieurs, Dans ce concours de toute la population pour rendre un dernier et vibrant hommage au grand citoyen que fut Louis ANDRÉ, il manquerait un témoignage, si je n'élevais la voix au nom de la «Société de Secours Mutuel LA PRÉVOYANCE».

Car, dès la fondation de notre Société en 1924, le défunt y a rempli un des tous premiers rôles. C'était à l'époque de l'Occupation américaine; le pays connaissait de nombreux problèmes, pas seulement sur le plan de sa Souveraineté! L'on sentait la nécessité d'approcher de façon nouvelle les défis qui se posaient à notre Communauté : de nouvelles solidarités, de nouvelles manières de vivre ensemble s'imposaient.

C'est dans cette perspective que sur l'invitation de Me Villehardouin Leconte, Juvigny Vaugues, Louis André, Hermann Léveillé et tant d'autres se réunirent pour fonder LA PRÉVOYANCE. Cette Société devait contribuer à réaliser un bien immense, car une modique cotisation versée par les Sociétaires leur assurait en cas de maladie - les soins médicaux, tandis qu'en cas de décès une certaine somme était remise à leurs parents...

Louis ANDRÉ fut élu, dès le départ en 1924, Secrétaire-trésorier de l'Association. Il remplit ses fonctions avec sérieux, régularité, conscience. À tel point que quelques années plus tard, il fut élu Président, poste qu'il occupa pratiquement jusqu’à son décès. On peut suivre, à travers le Livre d'Or de la Société, l'action du défunt; on reste confondu devant les efforts, qu'il a déployés durant les quinze premières armées de sa direction, surtout pour assurer l'avancement de l'œuvre. Ses relations toutes fraternelles avec les anciens et nouveaux sociétaires témoignent de cette volonté constante.

Rien ne le rebutait, car il avait trouvé le secret permettait à LA PREVOYANCE de marcher sans à-coups, sans déficit, tandis que ses rapports avec les différents médecins de l'Association étaient exemplaires. Que de pages du Livre d'Or sont, à cet égard, significatives! Comme elles permettent bien de cerner la personnalité de cet homme qui fut constamment au service de ses semblables !...

En filigrane se détache son amour pour les autres, le respect de leur croyance et ce désir de les soulager, de les aider à s'épanouir. C'est, sans doute, cet idéal élevé qui fit de lui un si brillant Maire de la Ville du Cap-Haïtien et qui nous a laissé tant d’œuvres importantes. Ici, je pense à la FONDATION VINCENT ou à la construction de l'École des Frères...

Si quelque chose peut soulager la douleur de ses parents que nous voyons ici si affligés, c'est la pensée que Louis ANDRÉ a été fidèle jusqu'à la fin de sa vie à son idéal et que son exemple continuera d'inspirer les nouvelles générations.

Au nom de la Société de Secours Mutuel : LA PRÉVOYANCE, je présente nos condoléances émues à sa Veuve, ses enfants, à ses petits-enfants et à toute sa famille.

Marc PÉAN Extrait du journal, Le Septentrion, lundi 28 avril 1980, p. 1-4

Mots-clés: Louis André, Maire, Frè Louis, Bâtisseur, Société de secours mutuel La Prévoyance

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